Covering ou peinture : la meilleure solution selon le cas
Les deux solutions ne se concurrencent pas toujours : dans certains cas, le covering est le seul choix sensé, et dans d’autres aucun film ne fera l’affaire. La frontière, c’est l’état de la carrosserie.
Vérifié par Sergio6 min de lecture

Ce ne sont pas les mêmes travaux
Peindre modifie la voiture de manière définitive : on ponce, on applique une nouvelle couleur et un nouveau vernis, et ce qu’il y avait dessous ne revient pas. Le covering ajoute une couche sur une peinture saine et la laisse intacte tant que le film reste posé.
Autant le préciser d’emblée : nous ne faisons ni carrosserie ni peinture. Si l’examen de la voiture montre qu’elle doit d’abord passer chez un carrossier-peintre, nous vous le disons et cette étape devra être réglée avant. Nous préférons renoncer à un travail plutôt que poser sur une surface qui ne tiendra pas.
Quand il faut peindre
Dans ces cas, poser un covering par-dessus n’est pas une solution moins chère : c’est repousser le problème et en ajouter un autre, car les zones mal adhérentes peuvent partir avec le film lors du retrait.
- La tôle est abîmée : bosses, bords enfoncés ou pièces déformées.
- Il y a de la rouille ou de la peinture qui se soulève, et le problème continuerait à progresser sous le film.
- Le vernis s’écaille ou certaines pièces repeintes adhèrent mal.
- Une rayure accroche sous l’ongle : elle a traversé le vernis et ne relève pas du covering.
- Vous devez de toute façon intervenir sur cette pièce pour une autre raison.
Quand le covering a plus de sens
- Vous voulez changer d’aspect sans renoncer au retour à l’origine.
- Vous cherchez une finition inexistante ou impraticable en peinture : caméléon, carbone, chromé ou textures.
- Vous voulez protéger le vernis d’usine du soleil et des frottements légers pendant que vous utilisez la voiture.
- La voiture est en renting ou en leasing et doit être rendue dans son état d’origine.
- Vous ne voulez changer qu’une partie : toit, capot, moulures ou éléments chromés.
- Vous pensez changer à nouveau de couleur dans quelques années.
Ce que le covering ne peut pas faire
C’est la partie dont on parle le moins et celle qui évite le plus de déceptions. Le covering ne masque pas : il épouse. Une bosse reste visible, une particule sous l’adhésif crée un point en relief et une surface irrégulière se révèle sous une lumière rasante, même si la couleur change.
Il ne se polit pas non plus. Sur une peinture, une marque superficielle se corrige à la machine ; sur un covering, il faut remplacer la pièce. Enfin, il n’adhère pas à n’importe quelle surface : il lui faut un vernis sain, propre et dégraissé, surtout sur les bords.
Réversibilité et valeur de la voiture
Sous un film de qualité, le vernis ressort mieux conservé que sur les autres voitures du même âge : il est resté à l’abri du soleil et des frottements tout ce temps. C’est précisément ce qui préserve la valeur d’une voiture à la vente ou à la restitution.
Une peinture refaite, en revanche, reste dans l’historique du véhicule. Bien réalisée, elle ne réduit pas forcément sa valeur, mais une reprise de qualité douteuse se voit et pèse dans la négociation. Le covering permet de revenir au point de départ ; la peinture, non.
Durée : la comparaison honnête
Une peinture bien réalisée dure bien plus longtemps qu’un covering. Le film se situe dans une fourchette de trois à cinq ans selon l’exposition et l’entretien, puis il faut le retirer ou le renouveler.
En contrepartie, cette fin est prévue. Une peinture vieillie oblige à repeindre ; un covering vieilli se retire et laisse dessous la voiture d’origine. C’est davantage une différence de principe que de qualité : l’un est permanent, l’autre est conçu pour ne pas l’être.
Le bon ordre en présence de dégâts
On répare et on peint d’abord ce qui doit l’être, puis on pose le covering ou la protection. Si une pièce vient d’être peinte, dites-le-nous : une peinture récente doit attendre avant de recevoir du vinyle ou un film, et mieux vaut aussi vérifier le résultat avant de le recouvrir.
Pour le prix, chaque cas est différent et dépend de la taille de la voiture, de la finition et du niveau de démontage. Les facteurs sont détaillés prestation par prestation sur la page des tarifs, ainsi que dans le guide sur le prix d’un covering.
FAQ
Puis-je poser un covering sur une pièce repeinte ?
Parfois oui, parfois non. Tout dépend de la qualité de la reprise et de son adhérence. Nous la contrôlons sous la lumière et au mesureur d’épaisseur avant d’accepter le travail, et s’il existe un risque, nous le consignons par écrit.
Le covering masque-t-il une rayure ?
Une rayure très fine, limitée au vernis, peut ne plus se voir. Une rayure profonde, non : le film épouse le relief et elle reste visible sous une lumière rasante. Si elle accroche sous l’ongle, c’est un travail de peinture.
Puis-je changer de couleur tous les quelques années ?
Oui, et c’est l’une des raisons pour lesquelles on choisit le covering. Chaque changement suppose de retirer l’ancien film et de préparer à nouveau la surface, et ce travail est chiffré séparément.
Et si je veux revenir à la couleur d’origine ?
Le film se retire avec de la chaleur, puis les résidus d’adhésif sont nettoyés. Sur une peinture saine, la couleur d’origine réapparaît telle quelle, généralement en meilleur état que le reste de la carrosserie.
Faut-il déclarer un changement complet de couleur ?
Mieux vaut vérifier le cas précis et les papiers du véhicule avant de le faire. Expliquez-nous votre situation lorsque vous demandez un devis et nous l’examinerons avec vous avant de réserver une date.